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Stéphanie Janicot, portrait

© Albin Michel

Biographie

Après des études d’Histoire et Sociologie à l’Université de Paris Sorbonne puis Paris V, elle soutient une thèse en Histoire à Lyon sur les colporteurs de l’Oisans au XIX°. Elle est ensuite recrutée comme chargée de recherche au CNRS puis à l’EHESS. Elle a aussi travaillé en Italie comme professeur au département Histoire de l’Institut Universitaire Européen de Florence de 1995 à 2003.
Son travail sur les colporteurs et les migrations de montagne montre la nature et la puissance des réseaux où le travail est contrôlé, distribué par quelques familles puissantes.
Laurence Fontaine a analysé les relations au sein de ces groupes et particulièrement les stratégies d’entraide mises en place pour contrer la précarité, la pauvreté. Ses travaux rendent compte de la complexité de la dette qui est certes un élément de pouvoir mais aussi un outil d’entraide : tout le monde est à la fois créancier et débiteur. Elle montre l’importance des objets d’occasion, de seconde ou énième main. Place de l’économie informelle dans les stratégies de survie.

Bibliographie sommaire :

  • Le Voyage et la mémoire, colporteurs de l’Oisans au XIXe siècle, Lyon, Presses universitaires de Lyon, 1984.
  • Pouvoir, identités et migrations dans les hautes vallées des Alpes occidentales (XVIIe-XVIIIe siècles), Grenoble, Presses universitaires de Grenoble, 2003.
  • L’Économie morale. Pauvreté, crédit et confiance dans l’Europe préindustrielle, Paris, Gallimard, 2008, 437 p., Grand prix des Rendez-vous de l’histoire, 2009,
  • Le Marché, Histoire et usages d’une conquête sociale, Paris, Gallimard, coll. « NRF Essais », 2014, 464 p., compte rendu par Guillaume Garner dans Lectures et par Daniel Fayard dans Projet.

“What is the point of being alive if you don’t at least
try to do something remarkable?”

JANET MORRIS